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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

09 Sep

LE VOILE DES FEMMES À L'ÉGLISE : PARLONS-EN ! 

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LA VERITE, #MODESTIA, #MARIE, #LA SAINTE MESSE, #ACTUALITES, #L' EGLISE CATHOLIQUE

Le voile des femmes à l'église: on en parle! Il y a celles (et ceux) qui sont pour, mais aussi celles (et ceux) qui sont contre. II faudrait n'en jamais parler; en parler quelquefois; en parler souvent. Tel prêtre n'en parle jamais; tel autre en parle trop souvent, etc... 
Alors, parlons-en! Une bonne fois pour toutes, avec la tête froide (c'est le cas de le dire) et en examinant le pour et le contre, les objections et leurs réponses. 

 


Pourquoi certains prêtres ont-ils inventé cette querelle du voile? 


Tout simplement parce que le Code de droit canonique, qui régit la vie de l'Église, en parle. C'est le Code de droit canonique qui prescrit la façon dont on est baptisé, confirmé, marié, enterré; qui définit la manière dont les prêtres sont formés, dont ils doivent agir dans les paroisses; qui détermine les jours de fête, les jours de jeûne, l'obligation de la messe du dimanche, etc. 
De même que le Code de la route nous donne les règles de la conduite automobile, les droits et les devoirs de chaque conducteur, de même le Code de droit canonique nous donne les règles de la conduite chrétienne, les droits et les devoirs de chaque baptisé. 
Dans son livre troisième, ce Code prévoit la façon dont on doit construire les églises, dont on doit consacrer les autels, dont on doit conserver la sainte Eucharistie. II rappelle qui peut réglementer la liturgie (le Saint-Siège, et non tout un chacun comme on le voit aujourd'hui) ; la façon dont on peut, ou non, participer à des cérémonies religieuses non catholiques; le type de musique qui est autorisé dans les églises et celui qui est interdit. Bref, le Code pose les repères nécessaires au bon ordre de la liturgie. 


Or, dans son canon 1262, le Code donne les règles minimales concernant la tenue des fidèles dans l'église. Voici la partie qui nous intéresse: " Quand ils assistent aux fonctions sacrées, spécialement à la messe, soit à l'église, soit au dehors, les hommes doivent être tête nue, à moins que les circonstances contraires (par exemple, la maladie) ou que les usages particuliers (par exemple, les règlements militaires) n'exigent qu'ils restent couverts; quant aux femmes, elles doivent avoir la tête couverte et être vêtues modestement, surtout quand elles s'approchent de la sainte table. " 


Ainsi, le voile des femmes n'est nullement une invention de tel ou tel prêtre misogyne ou rigoriste: c'est tout simplement une règle générale de l'Église catholique, qui s'applique aux fidèles d' Afrique, d'Asie, d'Amérique, mais aussi à ceux d'Europe et de France. 


D'où vient cette prescription du Code de droit canonique? 


Tout simplement de la sainte Ecriture. Dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre XI, saint Paul parle précisément de la tenue des chrétiens à l'Église. Ce chapitre est très important, puisque l'Apôtre va donner, pour fonder ses affirmations, le récit de la sainte Cène, dont il affirme qu'il l'a " appris du Seigneur ". C'est ce récit que l'Église nous propose comme épître du Jeudi saint et comme épître de la Fête-Dieu. 


Dans ce chapitre, saint Paul, s'appuyant sur les rapports entre l'homme et la femme, et entre le chrétien et le Christ, rappelle, comme il l'a toujours enseigné au nom du Seigneur, que l'homme doit toujours prier la tête nue, et que la femme doit toujours prier la tête couverte. " Tout homme qui prie ayant la tête couverte, dit saint Paul, se déshonore; et toute femme qui prie sans avoir la tête couverte, se déshonore (...) Jugez-en vous-mêmes: serait-il convenable qu'une femme prie sans avoir la tête couverte?" 


C'est donc dans le droit fil de cette prescription de l'Écriture sainte que l'Église, par son Code de droit canonique, a prescrit aux hommes d'être tête nue à l'église, et aux femmes d'avoir la tête couverte. 
Cette prescription est le fruit de la misogynie (bien connue) de saint Paul. Tout au plus, c'est le reflet des mœurs de l'époque. 


Invoquer contre un texte très clair du nouveau Testament la prétendue " misogynie " de saint Paul, c'est un mépris tout à fait scandaleux de la Parole de Dieu, de la sainte Écriture, de la Révélation divine: Ce mépris et cette désinvolture sont graves, surtout de la part de celui qui veut rester intégralement fidèle à la Tradition catholique. 


Replacer certains passages de l'Écriture sainte dans leur contexte historique est plus admissible, pourvu qu'on le fasse dans la ligne de l'enseignement constant de l'Église. Il est clair qu'il existe, dans le nouveau Testament, des prescriptions qui n'étaient que pour un temps, en fonction des mentalités de l'époque. C'est le cas, par exemple, de l'interdiction des viandes étouffées, prescrite par le concile apostolique de Jérusalem, et que la pratique de l'Église a vite abandonnée, car elle servait uniquement de transition avec les interdits alimentaires du judaïsme. 


Mais, dans le cas qui nous occupe, l'Église, tout au long des siècles, a maintenu cette coutume, que toutes les femmes chrétiennes de tous les temps, de tous les lieux et de toutes les civilisations ont respectée et conservée, dans un esprit de fidélité aux enseignements de la foi. 


Nous pouvons d'ailleurs remarquer que la bienheureuse Vierge Marie n'est jamais apparue que la tête couverte, lors des apparitions reconnues par l'Église: rue du Bac, Lourdes, Pontmain, La Salette, Fatima, etc. La Mère de Dieu manifeste ainsi son obéissance à la parole de Dieu.

 
Cette prescription de saint Paul, même reprise par le droit canonique,

ce n'est jamais qu'un détail. 


Vous ergotez sur des détails, comme les Pharisiens, au lieu de vous attacher à l'essentiel: la foi, l'espérance et la charité. Le voile des femmes à l'église n'est certainement pas aussi important que le dogme de la sainte Trinité ou que le premier commandement de l'amour de Dieu et du prochain. Il faut même reconnaître que ce n'est jamais qu'un canon du Code, qui en compte des milliers. 
Toutefois, il est remarquable de constater que la sainte Écriture parle du voile des femmes, et même assez longuement, mais ne parle pas directement de l'obligation de la messe du dimanche. Si le code ne consacre qu'un seul article au voile des femmes, il ne consacre aussi qu'un seul article à l'obligation de la messe dominicale.

Pourtant, tous reconnaissent que cette dernière obligation est grave, et qu'y manquer volontairement et sans raison est certainement un péché. Le voile des femmes est sans doute une obligation moins grave que celle de la messe du dimanche, mais cela n'autorise pas à la considérer comme un détail purement négligeable. 


D'ailleurs, la vie entière est faite de détails: si on supprime ceux-ci, que reste-t-il ? Un seul canon, ce n'est qu'un détail: répétons ce raisonnement quelques centaines de fois, et il n'y a plus de droit canonique. Une seule rubrique liturgique, ce n'est qu'un détail: multiplions cette remarque, et nous pourrons supprimer la messe, comme l'on fait les novateurs. 


Lorsque Notre-Seigneur fait des reproches aux Pharisiens, ce n'est nullement pour avoir observé des " détails " (d'autant que ce n'était pas dés détails, aux yeux de la Loi prescrite par Dieu), mais pour avoir, au nom des détails, négligé ou aboli l'essentiel. Notre-Seigneur ne dit pas aux Pharisiens: " Il fallait faire l'essentiel en négligeant les détails ", mais bien: " Il fallait faire l'essentiel sans omettre les détails." Attachons-nous donc à l'essentiel, la foi, l'espérance et la charité, mais sans omettre les " détails" comme le voile des femmes à l'Église. 


Se mettre un voile sur la tête, cela ne sert absolument à rien,

c'est vraiment perdre son temps


Au contraire, le voile des femmes est un signe extérieur, très clair et très parlant, d'une réalité intérieure, faite d'humilité, de soumission à Notre-Seigneur Jésus-Christ, de pudeur et d'esprit surnaturel. Loin d'être un détail, le vêtement manifeste l'état d'esprit de celui qui le porte, et provoque en lui les sentiments proportionnés. La soutane du prêtre, l'uniforme du soldat, la toge de l'avocat, la blouse du médecin manifestent leur fonction et les aident à entrer dans l'esprit de leur charge. A l'inverse, un vêtement négligé manifeste le laisser-aller intérieur et provoque à la paresse ou à l'irrespect.

 

D'ailleurs, si les détails vestimentaires sont de si peu d'importance, pourquoi les femmes y attache~t-elles tant de prix? A l'église, un vêtement conforme à la pudeur (car beaucoup plus important que le voile sur la tête est la modestie du vêtement, afin qu'il n'offense pas la pureté et ne provoque pas au péché), un vêtement de fête en l'honneur de Dieu (être " endimanché ", comme l'on dit) et le voile sur la tête sont une profession de foi catholique et une manifestation de notre appartenance à l'Église. 


Le voile sur la tête en particulier, distingue clairement les vraies fidèles chrétiennes des curieuses, des. touristes et des infidèles. Tout prêtre peut témoigner, pour en avoir reçu la confidence, que bien des âmes se sont rapprochées de la foi à la vue d'une messe où les fidèles, bien habillés, avec grande modestie, les femmes la tête couverte, suivaient l'office avec recueillement et piété. Les gens ne voient pas l'intérieur des âmes, mais ils remarquent les vêtements et la tenue, qui sont un signe non équivoque des sentiments et des convictions.

 
Le voile sur la tête me rend laide, je ne peux pas supporter cela. 


Cela n'a jamais été le vêtement qui rend une femme belle ou laide, mais l'élégance avec laquelle elle le porte. Mettre un foulard ou un chapeau ne peut rendre laide... sauf si on l'est déjà ! . 
D'ailleurs, la messe n'est pas précisément destinée à devenir un défilé de mode, un concours de beauté ou un combat d'élégance. Les assistants ne sont pas là pour admirer les toilettes de ces dames, mais pour adorer Dieu. Les chrétiennes ne sont pas là " pour se faire voir ", mais pour implorer du Seigneur les grâces dont elles ont besoin en vue de leur salut éternel. Si donc le voile " voile " un peu la vanité et la coquetterie, ce n'est certainement pas un mal: on peut même imaginer que ce soit une des raisons de cette prescription canonique... 


Je n'ai jamais porté un chapeau, je ne saurai pas faire. 


Cette objection est intéressante, car elle est partiellement vraie. Elle montre l'importance primordiale de l'éducation, notamment celle donnée par le père et la mère à leurs filles. Et soulignons, à ce propos, que c'est aux petites filles qu'il faut apprendre à avoir la tête couverte, sans attendre qu'elles soient grandes. On apprend à un jeune enfant à manger correctement, à bien se tenir à sur sa chaise, etc (ce qui est une contrainte), pour que, devenu grand, la bonne habitude lui soit comme une seconde nature. De même, habituons les petites filles à avoir la tête couverte à l'église (ce qui est une légère contrainte) pour que ce soit plus tard une habitude tellement ancrée qu'elle en devienne machinale, naturelle et donc facile.

 
Toutefois, même celles qui n'auraient pas été habituées dans le passé à avoir la tête couverte devraient pouvoir y réussir, avec un minimum de bonne volonté. Mettre un foulard sur la tête durant le temps d'une messe (c'est-à-dire environ une heure par semaine) n'est pas au-dessus des capacités mentales et des forces psychologiques d'un être humain normalement constitué. 


C'est humiliant de devoir se couvrir la tête. 


Toute la religion catholique est faite de sacrifices, d'abord parce qu'elle contrarie la nature blessée par le péché originel, ensuite parce qu'elle est une participation à la croix de Notre-Seigneur. D'autre part, le fondement de la vie spirituelle est l'humilité. Il ne faut donc pas s'étonner de découvrir dans les règles du christianisme des occasions de faire des sacrifices par humilité. 


Notons d'ailleurs que le contraire de s'humilier, c'est s'enorgueillir. Faut-il traduire cette objection de la façon suivante :. " Devoir se couvrir la tête m'empêche de m'enorgueillir " ? Dit comme cela, on voit clairement la fausseté de cette objection. 
Vis-à-vis des autres femmes, on ne s'humilie pas à se couvrir la tête, puisque toutes sont invitées à le faire personnellement: il n'y a donc aucune discrimination.

Si certaines ne le font pas, elle ont plus sujet de rougir que de s'élever, en n'obéissant pas au droit canonique et en ne suivant pas les règles de la bonne tenue à l'église. Même si nous sommes seules à nous couvrir la tête, faisons-le avec courage, en méditant cette parole inspirée de l'Évangile: " Celle qui aura rougi de moi devant les autres femmes, je rougirai d'elle au dernier jour. " 


En revanche, il est clair que le voile sur la tête est une occasion de s'humilier devant Dieu. Mais cette attitude d'abaissement devant le Créateur est simplement le résumé de l'attitude religieuse. On s'humilie en s'agenouillant, on s'humilie en se confessant, on s'humilie en recevant la bénédiction du prêtre, on s 'humilie à chaque instant en pratiquant notre religion. 


Lorsque le saint roi David rapporta l'Arche d'alliance, il participa lui-même aux cérémonies, au milieu des prêtres et des lévites. Quand il rentra chez lui, sa femme Michol lui fit le reproche de s'être ridiculisé et abaissé devant les plus humbles de ses sujets. Mais David répondit: " Oui, devant le Seigneur, je paraîtrai vil, encore plus que je ne l'ai fait; je serai petit à mes yeux et par là j'aurai une gloire véritable ", celle donnée par Dieu lui-même à celui qui s'humilie pour la gloire de son saint Nom et l'obéissance à ses lois (2 R 6, 20-23). 


Nous avons un exemple récent de ce courage chrétien chez Madame Bernadette Chirac, qui pourtant ne partage pas nos convictions. Lorsqu'elle a été reçue à Rome par le souverain pontife, elle avait la tête couverte, comme une vraie femme chrétienne. Les histrions corrompus des radios et des télévisions l'ont moquée indignement, mais elle a tenu bon. Or, pour paraphraser l'Évangile, il y a dans nos églises plus que le pape, puisqu'il y a Notre-Seigneur lui-même. 


Il n'y en a que contre les femmes, et jamais contre les hommes! 


Cela n'est pas exact: les hommes ont l'obligation de se découvrir à l'église, et cette obligation est. parallèle à celle des femmes, qui doivent au contraire se couvrir. Même s'il y a une gêne, un inconvénient, une humiliation à se découvrir, l'homme est tenu de le faire, pour honorer Dieu et obéir aux prescriptions du Code de droit canonique. 


Si les hommes venaient à la messe avec un chapeau ou une casquette, ne serions-nous pas légitiment scandalisés? Je l'ai été, pour ma part, lors d'un enterrement auquel je devais assister, à la vue de tous les hommes du village, le chapeau vissé sur la tête, debout durant la consécration. Dans ce cas, il devenait évident que les hommes ont des obligations aussi graves que les femmes en matière de tenue à l'église. 


Pour mieux comprendre les obligations parallèles de l'homme et de la femme, même si elles sont différentes, on peut prendre l'exemple de la tenue vestimentaire en général, qui doit respecter les règles de la pudeur et de la décence. On sait que les femmes doivent normalement être en robe ou en jupe, d'une longueur convenable (couvrant les genoux en position assise), les bras nus et les décolletés étant à proscrire. 


Mais les hommes ont également des obligations, et aussi strictes. Ils ne doivent pas venir à l'église en short. Ils ne doivent pas, non plus, y venir avec les bras nus. Ils ne doivent pas se présenter (comme l'habitude s'en répand de plus en plus aujourd'hui) la chemise largement ouverte. L'église n'est pas la plage, et cette règle s'applique aussi bien aux hommes qu'aux femmes. 


Si donc les femmes ont l'obligation d'avoir une tenue convenable, les hommes ont également cette obligation. Si les femmes ont l'obligation de se couvrir la tête, les hommes ont également l'obligation, différente mais aussi stricte, de se découvrir. Pour le moment, cette dernière obligation est assez généralement respectée. Si elle cessait de l'être, les prêtres auraient le devoir de la rappeler aux hommes, comme ils rappellent aujourd'hui celle du voile aux femmes. 


Pour conclure... 


A l'église, les hommes doivent porter la tête nue et les femmes doivent avoir la tête couverte. Pourquoi, étant scandalisés par le prêtre en civil, ne serions-nous pas légitimement scandalisés de voir des hommes le chapeau sur la tête ou des femmes la tête découverte durant l'office? 


Ayons donc le simple courage d'obéir aux prescriptions de l'Église. Loin de contester (car" nous n'avons "- pas cette habitude dans l'Église de Dieu ", dit l'Écriture), que chaque femme se couvre la tête, dans l'esprit que résume saint Paul: " Comme des élus de Dieu, revêtez-vous de miséricorde, de bonté, d'humilité, de pureté, de patience " (Col 3, 12). Et comme le dit ailleurs l'Écriture: " Faites donc toutes ces choses sans murmure et sans hésitation " (Ph 2, 14).

 

Paroisse St-Nicolas-du-Chardonnet - Paris 

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