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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

25 Jul

La nouvelle messe

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LA SAINTE MESSE, #L' EGLISE CATHOLIQUE, #LA VERITE, #LA FOI, #ACTUALITES

La nouvelle messe n'est pas née par génération spontanée. Elle a été préparée par l'effort continu que mena, pendant une cinquantaine d'années (en gros 1920-1969), un certain nombre d'ecclésiastiques groupés au sein de ce qu'on appela "le mouvement liturgique".

Ce mouvement, né sous l'impulsion de dom Guéranger , (restaurateur en France de l'ordre bénédictin, de la liturgie romaine et du chant grégorien; le mouvement liturgique qu'il mit en œuvre avait pour but de mieux faire connaître, comprendre et aimer la liturgie romaine par le clergé et les fidèles ) fut progressivement dévoyé .

 

Deux idées-clefs caractérisent

la déviation du mouvement :

 

- l'inversion des fins de la liturgie obtenue en donnant le primat à la pastorale sur le culte (rappelons que la liturgie a pour finalité principale le culte divin , l'enseignement des fidèles ne venant qu'en second).

- l'adaptation de la liturgie aux besoins de " l'union des Églises " telle qu'elle est trop souvent comprise dans l'œcuménisme d'aujourd'hui (réunion des églises chrétiennes toutes mises sur le même plan et également considérées, le catholicisme n'ayant plus aucun caractère de prééminence et d'exclusivité).

(Il existe un œcuménisme catholique : il consiste à convertir, à ramener à l'Eglise catholique tous ceux qui en sont éloignés.)

Pour transformer la messe selon ces idées-clefs (primat de la pastorale sur le culte, ouverture à l'oecuménisme), le mouvement liturgique s'efforcera d'accréditer les réformes suivantes : adoption du vernaculaire à la place du latin, extension de la " liturgie de la parole ", célébration face au peuple, moindre insistance sur les dogmes que récusent les protestants (sacrifice, présence réelle, sacerdoce...), toutes caractéristiques que l'on retrouvera dans la nouvelle messe de 1969 . 

 

 

Et le  3 avril 1969, la nouvelle messe était née.

"Composé en collaboration avec des protestants sur la base d'une théologie hérétique (Institutio generalis, article 7, et les autres allant dans le même sens), le nouveau rite tendait à effacer le triple dogme de foi qui fait la messe : 1) "présence réelle" du Christ ; 2) oblation et immolation de son sacrifice rédempteur ; 3) pouvoir sacramentel ministériel du prêtre.(R.P. Joseph de sainte Marie). Par la nouvelle pratique introduite, le Concile de Trente était publiquement renié.

 

 

Comment se manifestent les défauts doctrinaux

dans la nouvelle messe

 

C'est par des omissions, des insinuations, des ambiguïtés que les défauts doctrinaux précédemment évoqués ont été introduits dans la nouvelle messe.

Donnons quelques exemples :

Exemples d'omissions :

Omission relative à la finalité ultime de la messe

"La fin ultime de la Messe consiste en ce qu'elle est un sacrifice de louange à la Très Sainte Trinité, - conformément à l'intention primordiale de l'Incarnation, déclarée par le Christ Lui-même : "Entrant dans le monde, il dit : Tu n'as voulu ni victime ni oblation, mais tu m'as formé un corps" (Ps. 40, 7-9; Heb., X, 5).

Cette finalité ultime et essentielle, le nouvel Ordo Missae la fait disparaître :

- premièrement, de l'Offertoire, où ne figure plus la prière Suscipe Sancta Trinita (ou Suscipe Sancte Pater) ;

- deuxièmement, de la conclusion de la Messe, qui ne comporte plus le Placeat tibi Sancta Trinitas ;

- troisièmement, de la Préface : puisque la Préface de la Sainte Trinité ne sera plus prononcée qu'une fois l'an" 

Exemples d'insinuation par le vocabulaire

Pour le canon de la messe, le vocabulaire de la messe traditionnelle indique une action (acte de consécration, "canon" ou règle de cet acte) ; il est remplacé, dans la messe nouvelle, par un vocabulaire suggérant une narration ou un remerciement ("récit de l'institution", "prières eucharistiques").

Exemples d'ambiguïtés

Dans le rite de préparation des dons de la nouvelle messe, "les expressions "pain de vie" (panis vitae) et "boisson spirituelle" (potus spiritualis) sont absolument indéterminées : elles peuvent signifier n'importe quoi. Nous retrouvons ici la même équivoque capitale que dans la définition de la Messe : dans la définition, référence à la présence spirituelle du Christ parmi les siens ; ici, le pain et le vin sont changés spirituellement : on ne précise plus qu'ils le sont substantiellement"

De nombreux autres exemples d'insinuations, omissions, ambiguïtés introduisant des défauts doctrinaux dans le nouvel Ordo figurent dans le Bref examen critique précité, qui conclut ainsi son chapitre I : " Le nouvel Ordo missae (...) est fait pour contenter sur bien des points les plus modernistes des protestants ".

 

 

L'emploi systématique du vernaculaire

entraînant la disparition du latin

 

 

Il existe dans l'Église trois langues sacrées : l'araméen (hébreu vulgaire du temps de Notre-Seigneur), le grec et le latin ; ce sont les trois langues du titre de la croix et les trois langues des livres de la Nouvelle Alliance (Nouveau Testament) 

La liturgie — et tout spécialement la messe — doit bénéficier du privilège d'une langue sacrée ; celle-ci, pour l'Église latine, ne peut être que le latin.

En faisant pratiquement abandonner l'usage du latin — qui, entre autres avantages, présente celui d'être une langue fixe bien adaptée à l'expression de vérités éternelles — la réforme liturgique en cours dévalorise la messe et contribue à casser l'unité de l'Église.

Sur ce sujet, voici ce que prévoyait Louis Salleron en 1976 :

"Imaginons la suppression complète du latin. En vingt ans, le catholicisme serait disloqué. Chaque pays aurait ses rites propres et bientôt ses propres croyances, car ce que l'unité de langage ne fixerait plus s'éparpillerait dans toutes les directions. Rome ne pourrait plus communiquer avec les évêchés et les paroisses car il n'y aurait plus que des traductions, qui varieraient entre elles. Aussi bien, les églises nationales affirmeraient de plus en plus leur indépendance (...).

Ne parlons pas de la théologie et de la philosophie traditionnelles ; elles disparaîtraient avec le latin qui fait corps avec elles ".

Toutes prévisions qui se sont en bonne partie réalisées...

On voit par là l'extrême utilité de conserver — surtout dans la messe — l'usage du latin.

 

 

LA DÉSINFORMATION

SUR LA NOUVELLE MESSE

 

 

Selon une remarque fréquemment faite, " nous sommes en présence d'une messe (...) imposée par voie disciplinaire sans que la loi de l'Église l'impose aucunement " (Louis Salleron).

Comment la chose a-t-elle été possible ? Par un abus de pouvoir camouflé par une désinformation.

Aujourd'hui encore, la plupart des fidèles sont persuadés que la création du nouveau rite de la messe a entraîné l'interdiction de l'ancien et que celui-ci n'est autorisé que dans des conditions très limitées (celles en particulier de la lettre de la Congrégation pour le culte divin du 3 octobre 1984, accordant aux évêques la faculté de consentir le fameux indult...).

Il s'agit là d'une désinformation d'autant plus remarquable qu'elle dure depuis trente ans. En réalité, la messe traditionnelle n'a jamais été interdite par l'autorité compétente, comme la chose a été prouvée par de nombreuses études jamais réfutées . De ce fait, l'indult mentionné ci-dessus ne peut avoir de signification juridique.

Trompés sur ce point depuis trente ans, la plupart des fidèles se sont soumis, par esprit de discipline, à ce qui n'était, et n'est toujours, qu'un abus de pouvoir .

 

 

CONCLUSION

 

 Au jugement formulé en 1969 par les cardinaux Ottaviani et Bacci :

" Le nouvel ordo missae (...) s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe (...) ".

 

Prions saint Pie X, ce pape qui réalisa pendant son pontificat un remarquable programme de renouveau liturgique; prions-le pour, qu'avec son aide, nous puissions rester fidèles à la liturgie traditionnelle, mieux la défendre et finalement en bénéficier sans entraves.

 Extr: Arnaud de Lassus- novembre 1999

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