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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

29 Jul

l'Église enseigne que l'obéissance absolue n'est due qu'à Dieu seul.

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LA VERITE, #L' EGLISE CATHOLIQUE, #LA FOI, #CATECHISME

 

Saint Thomas, dans sa Somme Théologique, se demande si l'on doit obéir à Dieu en tout . Oui — répond-il — parce que non seulement Dieu est le Maître Suprême, mais Il ne peut rien commander contre la vérité ni la vertu .

 

 

 

Il se demande ensuite si les sujets son également tenus à obéir en tout à leurs supérieurs . Non — répond-il — parce que le supérieur peut commander contre Dieu, et dans ce cas on doit obéir à Dieu sans tenir compte de l'ordre de l'autorité inférieure, selon le principe proclamé par saint Pierre dans Actes 5, 29 : « Il faut obéir à Dieu plus qu'aux hommes »

 

 

 

 

Saint Pierre, lui aussi, (1 Pt. 2, 18), disait aux esclaves d'obéir à leurs maîtres même s'ils étaient mauvais, mais il ne voulait certes pas dire, et l'Eglise ne l'a jamais compris ainsi, qu'ils devaient obéir aussi aux mauvais ordres des mauvais maîtres (sinon, les martyrs auraient dû sacrifier aux dieux pour obéir à l'empereur).

 

 

L'obéissance, à laquelle les religieux sont liés par leurs voeux, n'est pas absolue elle non plus, mais soumise à cette règle, si bien que saint Thomas distingue trois obéissances :

 

« -la première, suffisante pour se sauver s'en tient à obéir dans les choses d'obligation;

   -la deuxième, parfaite, obéit dans toutes les choses permises;

   -la troisième, désordonnée, (indiscrète), obéit aussi dans les choses non permises » .

 

 

Et pourtant, c'est par la voie de cette obéissance, « indiscrète », désordonnée et sans discernement, que beaucoup de religieux et d'ecclésiastiques se sont pliés au modernisme déjà condamné par l'Église.

Donc, « l'obéissance est illimitée quant à Dieu...; quant aux hommes, elle est limitée par le droit divin (naturel et positif), par toute autorité humaine supérieure, par la matière soustraite au pouvoir du supérieur »

 

(Encyclopédie Catholique art. obéissance).


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