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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

18 May

la Flagellation de Notre-Seigneur.

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #DEVOTIONS, #LA MISERICORDE DE DIEU, #LA CHARITE

 
Notre-Seigneur, couvert de coups et de crachats, sous la pression de la foule, est emmené à l'écart pour être flagellé. Dieu Lui-même, Jésus-Christ, est lié à une colonne comme un vulgaire faussaire, comme le pire des brigands. Mais comme un agneau conduit à l'abattoir, Il n'ouvre pas la bouche, et courbe l'échine face à ses bourreaux. Lui qui est l'Innocence même va recevoir le châtiment des criminels, celui qui nous était destiné pour nos péchés sans nombre. Il se soumet, et par amour pour ses brebis les hommes accepte de concentrer sur Lui la souffrance expiatrice. Pleuvent alors les coups des soldats romains, innombrables, qui déchirent son pauvre corps sanglant. Le Christ est presque battu à mort : sa faiblesse sur le chemin du Calvaire et le peu de temps qu'il mettra à mourir sur la Croix laissent deviner la cruauté des soldats romains, qui le transformèrent en une plaie vivante.
 
 
 

 
Contemplons Notre-Seigneur noyé dans la souffrance physique. Il aura tout vécu parmi nous, commençant sa vie publique par la joie légère des Noces de Cana, et terminant sa vie terrestre par les douleurs affreuses de la Passion. Mais c'est surtout par cette dernière qu'Il nous rejoint le plus complètement : Dieu descend Lui-même chercher l'homme assis dans l'ombre de la mort ; Il ne dédaigne pas de partager avec lui le pain de la souffrance, son véritable pain quotidien depuis la Chute. Oui, Dieu a vécu tout ce que nous vivons, hormis le péché. Dieu souffre avec nous, Dieu souffre par nous, Dieu souffre pour nous. En sanctifiant par sa propre expérience la souffrance humaine, Il la revêt d'une valeur infinie, d'un sens éternel. Si Dieu a souffert, c'est que la souffrance n'est pas vaine : elle a un sens et un prix. Parfois ce sens nous échappe ou nous révolte, mais il ne laisse pas d'exister. Jésus nous enseigne par son exemple que la souffrance a deux raisons générales : elle est soit un châtiment, soit une épreuve ; et le plus souvent les deux en même temps. La souffrance est donc un moyen de retour vers Dieu par l'expiation de nos péchés et la preuve pratique que nous l'aimons, et c'est en cela qu'elle est précieuse. Oui, la souffrance est précieuse, et c'est même un privilège de notre nature humain, que ne connaissent pas les anges : nous avons le privilège de pouvoir souffrir pour Dieu. L'idée est forte, la proposition est peut-être choquante de prime abord, mais cette vérité explique entre autres que nous soyons destinés à une gloire immense en Paradis, supérieure à celle des anges. Aussi, ce que nous avons à faire, c'est d'unir toutes nos peines quotidiennes avec celles de Jésus et d'offrir à Dieu toutes nos épreuves avec amour et abandon. Que les fatigues de la marche, l'ardeur du soleil ou nos pieds échauffés soient pour nous, pendant ce pèlerinage, le moyen de rejoindre Jésus dans sa Passion, et de montrer concrètement, par nos ampoules et nos courbatures, que nous l'aimons par-dessus tout. Quelle preuve d'amour supérieure à celle-ci ?
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