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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

02 Mar

Quels sont selon vous les raisons pour croire en Dieu ?

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LA VERITE, #L' EGLISE CATHOLIQUE, #LA FOI

 

 


Je dois croire en Dieu :


·         Par ce que Dieu nous révèle notre bonheur et ce que nous devons faire pour l’atteindre.

·         Par ce que Dieu est tout puissant et ne peut pas se tromper, j’en ai la certitude par les miracles et les prophéties.

·         Par ce que si je refuse de croire en ses vérités je n’admets pas qu’il est Dieu, en conséquence je m’exclus de lui.et du ciel.

 

 

1)         Dans sa recherche de la définition du bonheur, St Thomas D'Aquin s’appuie sur l’étude des philosophes de l’antiquité. Dans le commentaire de  l'Ethique à Nicomaque d'Aristote, aux chapitres 9 à 13 du livre 10 il procède d'abord par élimination. Le bonheur(1) , ne consiste pas dans l’argent et les richesses, ni dans la santé et les plaisirs, ni dans l’honneur qui est pourtant le plus noble dit-il. Il doit résider dans la faculté la plus haute de notre nature douée d’une âme spirituelle, et y être possédé à jamais : le bonheur est pour lui alors la connaissance intellectuelle et la contemplation des vérités les plus hautes, la vérité première.

 


Cette étude est sage, et nous renvoie à cette définition que Dieu nous donne lui-même par son évangéliste Saint Jean apôtre du Christ : « La béatitude c’est qu’ils vous connaissent vous le seul vrai Dieu. » (Jean 17.3)
Dieu est donc notre bonheur et nous avons été créés pour lui comme le l’écrit St Augustin « Seigneur je suis fait pour toi et mon cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi. » (Les Confessions 1.1). Le catéchisme dans ses fondements résume cela en nous enseignant que « nous avons été créés pour connaitre aimer et servir Dieu sur cette terre en cette vie et jouir de lui dans le ciel dans l’autre pour l’éternité » Catéchisme de Saint Pie X.

 


Mais comment plaire à Dieu

si nous ne connaissons pas ce Dieu qui nous aime ?

Comment désirer le ciel si on ne sait pas en quoi consiste ce bonheur

et comment mériter cette récompense ?

 

On n’aime et on ne désire que ce que l’on connaît, c’est un fait. Ce Dieu, dont l’existence peut être prouvée naturellement, nous a parlé et s’est révélé à nous depuis Adam et Eve, il a parlé à Moïse et aux prophètes mais principalement à travers son Fils Jésus Christ. C’est par son enseignement que nous le connaissons et que nous savons comment faire pour bien vivre, lui plaire et obtenir la récompense du ciel : le bonheur. Mais ses vérités enseignées, ne sont pour la plupart pas évidentes d’elles-mêmes. Dieu est infini, mystérieux, alors que notre intelligence est créée, finie. Pour adhérer raisonnablement a quelque chose nous avons besoin de comprendre, avoir des preuves, et là en l’occurrence, ce n’est pas évident.

 


 La volonté qui commande notre intelligence, lui prescrit d’étudier les raisons de croire et si elles sont convaincantes lui commande de donner son assentiment. Par exemple si un professeur nous enseigne un théorème non évident à première vue, nous le croyons seulement si cet enseignant est fiable, s’il a l’autorité d’enseigner ; de même nous croirons dans les faits rapportés par un journaliste par ce que son journal est fiable qui a donné des preuves de crédibilité.

 


2)         Pour ces vérités surnaturelles concernant notre salut et qui ne sont pas évidentes en soi, Dieu nous donne les motifs d’y croire ce sont les signes qui ont accompagnés sa révélations : les miracles éclatants qu’il a accompli, ou qu’ont accompli ses envoyés, miracles qui montrent qu’il est le maître tout puissant de l’univers, de nos vies ; ce sont aussi les prophéties qu’ont fait ses prophètes, ou son Fils , et qui se sont réalisés à la lettre, et qui témoigne de la sagesse de son enseignement.
Ces faits réels et historiques sont rapportés par les Ecritures et principalement par l’Evangile, enseignés par l’Eglise Catholique. Jésus prouve la vérité de sa mission par les miracles « Ne croyez-vous pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Croyez-le du moins à cause de mes œuvres » (Jean14.11) « Ils allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les miracles qui l’accompagnaient » (Marc 16.2)

 


Ainsi le motif de la foi, (qui nous fait croire avec raison dans ces vérités révélées par Dieu), c’est l’autorité de Dieu manifestée. Le miracle n’est pas la preuve de la vérité, mais la preuve que Dieu est tout puissant et qu’il ne peut ni se tromper ni nous tromper. La Foi nous donne donc plus de certitude que la science même car l’autorité de Dieu est plus fiable et plus sûre que les lumières de notre propre intelligence. 

 


Si certains se réclament être comme l’apôtre St Thomas et disent_ je ne croirais que si je vois_, St augustin, commente en disant que la lenteur qu’ont mis les apôtres à croire, l’incrédulité de Thomas a été plus utile à notre foi que la foi des disciples croyants, puisque que si ces hommes (qui n’étaient pas des illuminés exaltés) ont cru c’est qu’il y avait des raisons de croire. Ceci nous retire toute raison de douter dans le témoignage des apôtres que ce soit dans l’Evangile ou dans l’enseignement constant de l’Eglise. « Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jean20.29)

 


3)         La foi est nécessaire au salut, comme nous l’avons dit plus haut, car sans elle je ne peux connaître Dieu, ni l’aimer et ainsi mériter le bonheur qu’il veut pour moi. Celui qui s’obstine à rejeter la vérité que lui enseigne un savant, refuse son autorité et reste dans l’erreur. Cette erreur est une lacune, un défaut de son intelligence et donc un mal. Celui qui s’obstine à refuser la Vérité même : l’enseignement de Dieu, refuse par ce fait son autorité, ce qui est très grave.
Jésus nous enseigne : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.16). Saint Paul dit : « Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » (Hébreux 11.6).

 

P.D.Q

(1) (qui est ce bien parfait et qu’on ne peut plus perdre)

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