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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

25 Mar

Le dogme du Purgatoire

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LE PURGATOIRE, #L' EGLISE CATHOLIQUE, #LA VERITE, #LA FOI, #L'ESPERANCE, #LA MISERICORDE DE DIEU, #LA CHARITE, #CATECHISME

Le Purgatoire est le lieu où les âmes des Justes, sorties de ce monde sans avoir suffisamment satisfait à la justice divine pour leurs fautes, achèvent de les expier avant d’être admises à jouir du bonheur éternel ; car il est de foi que rien de souillé ne saurait entrer dans le Ciel.

 

Le dogme du Purgatoire est une des plus consolantes vérités de la Religion. Pour s’unir au second Adam [Jésus-Christ], notre esprit doit la croire comme toutes celles qu’il nous a révélées. Nous sommes naturellement portés à l’admettre. Il est si doux de penser que la mort ne brise point les liens qui nous unissent à nos frères, et que nous pouvons encore leur être utiles après qu’ils ont quitté la vie. Aussi les preuves que nous allons donner n’ont pas pour but de vaincre notre répugnance à croire cette vérité, mais d’affermir et de consoler notre foi en montrant qu’elle est bien fondée.

 

Commençons par exposer ce que nous devons croire sur le Purgatoire. L’Église catholique, assemblée au concile de Trente, nous enseigne à ce sujet quatre vérités. La première, qu’après la rémission de la coulpe du péché et de la peine éternelle, obtenue de Dieu dans le sacrement de Pénitence, il reste encore, ordinairement parlant, une peine temporelle à subir. La seconde, que, quand on n’y a pas satisfait en ce monde, on peut et on doit la subir après la mort dans le Purgatoire. La troisième, que les prières et les bonnes oeuvres des vivants peuvent être utiles aux morts, soulager et abréger leurs peines. La quatrième, que le sacrifice de la Messe est propitiatoire, qu’il a, par conséquent, la vertu d’effacer les péchés et de satisfaire à la justice divine pour les vivants et pour les morts.

C’est donc un article de foi qu’il y a un Purgatoire, et que nous pouvons, par nos prières, nos bonnes oeuvres et le saint sacrifice de la Messe, soulager les âmes qui achèvent de s’y purifier. Or, en professant cette touchante vérité, nous associons notre foi à la foi de tous les siècles, foi invariable parce qu’elle est fondée sur la parole même de Dieu, qui ne change point.

 

 

Sainte Mechtilde ayant communié pour les morts, Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Dites pour eux cette prière du Notre Père… », et elle comprit qu’elle devait prier de la manière suivante ; après l’avoir fait, elle vit une grande multitude d’âmes monter au ciel (Révélations, I, 21).

 

 Le récit suivant, qui raconte ce qui arriva à une dame, une âme privilégiée, le 2 février 1968, jour de la Chandeleur, nous montre la très grande valeur du Notre Père composée par Sainte Mechtilde pour le soulagement des âmes du Purgatoire.


Cela se passa en Suisse, à Einsiedeln, un lieu de pèlerinage marial ; c’était en hiver, un jour de semaine, et l’église était presque vide, pendant que Madame Aloisia y priait avec ses parents.
En regardant vers l’autel privilégié, elle remarqua la présence d’une religieuse très âgée, habillée d’un costume religieux fort ancien, datant d’une époque lointaine.


Elle alla vers elle, et cette religieuse lui remis un feuillet de prières qu’elle mit machinalement dans sa poche. Et il se produisît alors quelque chose d’étrange : la porte d’entrée s’ouvrit soudain et elle vît entrer une immense foule de pèlerins, tous pauvrement vêtus et qui marchaient à pas feutrés, comme des fantômes : un flot de pèlerins d’une longueur presque interminable pénétraient dans l’église, un prêtre se tenait là et leur montrait le chemin.

 


La paysanne se demandait avec étonnement comment cette foule immense allait-elle trouver de place dans l’église. Elle se tourna ensuite sur le côté, pendant un court instant, pour allumer un cierge, et, lorsqu’elle regarda derrière elle, l’église était à nouveau aussi vide qu’au début. Remplie de stupéfaction, elle demanda à ses parents où donc tous ces gens étaient passés. Pourtant aucun de ceux qui l’accompagnaient n’avait remarqué le défilé des pèlerins et personne non plus n’avait aperçu la religieuse. N’en croyant pas ses yeux, elle chercha dans sa poche le feuillet qu’on lui avait donné et ce feuillet qu’elle tenait dans ses mains lui prouvait bien qu’elle n’avait pas du tout rêvé. Il contenait le texte d’une prière que jadis Notre-Seigneur avait enseigné à Sainte Mechtilde, lors d’une apparition. C’était le Notre-Père de Sainte Mechtilde pour les âmes du purgatoire. A chaque fois que Sainte Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d’âmes du Purgatoire monter au Ciel.

 

PRIERE DU « NOTRE PERE »

 

DE SAINTE MECHTILDE

 

Notre Père, qui êtes aux cieux, je vous prie de daigner pardonner aux âmes du Purgatoire de ne vous avoir pas aimé, de ne vous avoir pas rendu le culte qui vous est dû, à vous, leur Père auguste et chéri, mais de vous avoir éloigné de leur cœur, où vous désirer habiter ; et pour suppléer à leur faute, je vous offre l’amour et l’honneur que votre Fils chéri vous a rendu sur la terre, et cette abondante satisfaction par laquelle il a payé la dette de tous leurs péchés. Ainsi soit-il.

Que votre nom soit sanctifié ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n’avoir jamais dignement honoré votre saint Nom, de se l’être rarement rappelé avec dévotion, de l’avoir souvent employé en vain, et de s’être rendues, par leur vie déshonorante, indignes du nom de chrétien. Et comme satisfaction pour ce péché, je vous offre la très parfaite sainteté de votre Fils, par laquelle il a exalté votre Nom dans ses prédications, et l’a honoré dans toutes ses œuvres très saintes. Ainsi soit-il.

Que votre règne arrive ; je vous prie, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n’avoir jamais désiré avec ferveur, ni recherché avec soin vous et votre règne, dans lequel seul consistent le vrai repos et l’éternelle gloire. Pour expier toute l’indifférence qu’elles ont eue pour toute espèce de biens, je vous offre les saints désirs par lesquels votre Fils a voulu que nous soyons les cohéritiers de son royaume. Ainsi soit-il.

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts, et surtout des religieux, d’avoir préféré leur volonté à la vôtre et de n’avoir pas aimé en tout votre volonté, pour vivre et agir très souvent d’après la leur. Et pour réparer leur désobéissance, je vous offre l’union du très doux Cœur de votre Fils avec votre sainte volonté, de même que la prompte soumission avec laquelle il vous a obéi jusqu’à la mort de la croix. Ainsi soit-il.

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n’avoir pas reçu le très saint Sacrement de l’autel avec les désirs, la dévotion et l’amour qu’il mérite, de s’en être rendues, pour un grand nombre, indignes, et de ne l’avoir que rarement ou jamais reçu. Pour expier leur péché, je vous offre la parfaite sainteté et la dévotion de votre Fils, ainsi que l’ardent amour et l’ineffable désir qui l’ont porté à nous donner ce précieux trésor. Ainsi soit-il.

Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts les péchés capitaux dans lesquels elles sont tombés, surtout en ne pardonnant pas à ceux qui les avaient offensées et en n’aimant pas leurs ennemis. Pour ces péchés, je vous offre la prière de la plus douce suavité, que votre Fils a faite sur la croix pour ses ennemis. Ainsi soit-il.

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n’avoir pas résisté à leurs vices et à leur concupiscence, d’avoir souvent consenti aux embûches du démon et de la chair, et de s’être volontairement engagées dans beaucoup de mauvaises actions. Pour la multitude de leurs péchés, je vous offre la glorieuse victoire par laquelle votre Fils a vaincu le monde et le démon, ainsi que sa très sainte vie, avec tous ses travaux et ses fatigues, sa très amère passion et sa mort. Ainsi soit-il.

Mais délivrez-nous du mal ; délivrez-les aussi de tout mal et de toute peine, par les mérites de votre cher Fils, et conduisez-les dans le royaume de votre gloire, qui n’est autre que vous-même.

Ainsi soit-il.

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