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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

06 Apr

« Si quelqu’un déclare que la messe n’est qu’un sacrifice de louange et d’action de grâces, qu'il soit anathème »

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #L' EGLISE CATHOLIQUE, #LA SAINTE MESSE, #LA VERITE

« Si quelqu’un déclare que la messe n’est qu’un sacrifice de louange et d’action de grâces, qu'il soit anathème »

Concile de Trente

« Si quelqu’un déclare que la messe n’est qu’un sacrifice de louange et d’action de grâces, qu'il soit anathème » (Session XXI, canon 3).

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Validité et licéité

Définitions préalables: valide et licite

La langue utilisée par les intervenants du Concile de Trente fut le latin. C'est uniquement cette langue qui fut utilisée non seulement pour les écrits mais aussi pour toutes les discussions. C'est donc à la lumière du sens latin des mots - et non pas celui de leur traduction française - qu'il faut étudier ses décrets pour comprendre le sens véritable des textes qui découlèrent de ce saint Concile.

Quand on discute du Novus Ordo, les questions de validité et de licéité (ou légitimité) reviennent constamment. Mais qui connaît le sens véritable et original de ces mots et surtout leur interprétation dans le langage de l'Église?

a) valide (lat. validitas): fort, efficace.

- efficace (lat. efficacitas): qui a eu lieu, qui fut accompli;

b) licite (lat. licere): être permis, légitime

- légitime (lat. legis): qui a l'autorité requise par les règles du droit.

 

Au sens pratique, que faut-il comprendre de ces définitions?

Dans premier temps, à moins d'un vice de forme ou de matière grave, il suffit simplement que le rite du Novus Ordo soit accompli pour qu'il soit valide. Rien de plus. Il a eu lieu, c'est tout, il est valide. Mais ce rite est-il licite, ou légitime?

Les décrets prononcés sous le sceau de l'infaillibilté papale et leur interprétation par les Pères de 1959 années d'histoire de l'Église sont une autorité indestructible. Un pape est toujours lié par les actes prononcés sous ce sceau par un de ses prédécesseurs. C'est ce qui fait en sorte qu'aucun pape, par exemple, ne pourrait annuler le dogme de l'Immaculée Conception (Pie IX, Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854). Même Jean XXIII, qui a ouvert le Concile Vatican II, reconnaissait et honorait ce principe.

En vertu de ce principe fondamental, en plus de l'ignominie d'avoir été scénarisé par des docteurs protestants, le Novus Ordo Missae est un rite illicite car il enfreint trois décrets de l'Église qui sont non seulement inviolables mais surtout valides à perpétuité:

a) Concile de Trente, Session VII, Canon XIII (des sacremens in genere): Si quelqu'un dit que les cérémonies reçues et approuvées dans l'Église catholique, et qui sont en usage dans l'administration solennelle des Sacrements, peuvent être sans péché ou méprisées, ou omises, selon qu'il plaît aux ministres; ou être changées en d'autres nouvelles, par tout Pasteur, quel qu'il soit: qu'il soit anathème. (3 mars 1547)

notes:

- "ou être changées en d'autres nouvelles": ce décret, prononcé sous l'infallibilité papale, interdit donc formellement de changer la messe en une nouvelle forme. Le Novus Ordo transgresse manifestement cette règle inviolable.

- "par tout Pasteur, quel qu'il soit": ceci inclut donc le pape lui-même; aucune exception de rang n'est inscrite dans le libellé. Paul VI n'avait donc pas la capacité légale de remplacer la messe codifiée par St-Pie V.

 

b) Bulle Quo primum tempore: organisation définitive de la célébration du Saint Sacrifice de la Messe (Pape Pie-V, 14 juillet 1570)

Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer.

Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité.

Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions.

Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.

notes:

- "que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel": il était donc interdit de changer quoi que soit au Missale romanum ni de le remplacer par un autre;

- cette ordonance était valide à perpétuité;

- "absolument personne": encore là, aucune exception de titre ou de rang, ce qui oblige donc également le pape.

- Le créateur du rite du Novus Ordo, le Père Annibale Bugnini, a clairement expliqué son intention de créer un nouveau rite dans son texte Documentation catholique: " Il ne s’agit pas seulement de retoucher à une oeuvre d’art de grand prix, mais parfois il faut donner des structures nouvelles à des rites entiers. Il s'agit bien d'une restauration fondamentale, je dirais presque d'une refonte et, pour certains points, d'unevéritable nouvelle création."

- Un collègue de Bugnini à Vatican II, le Père Joseph Gélineau est aussi explicite: " Le changement liturgique a été si soudain, il est si radical, qu’il faut bien parler de crise (…) des pans entiers se sont écroulés. (…) En vérité, c’est une autre liturgie de la messe. Il faut le dire sans embages; le rite romain tel que nous l’avons connu n’existe plus. Il est détruit. "

c) Erreurs d'une doctrine morale plus laxiste

proposition no. 2101.1: "Il n'est pas interdit dans l'administration des sacrements de suivre l'opinion probable sur la validité du sacrement, en laissant la plus sûre, sauf si cela est interdit par la loi, une convention, ou qu'il y ait péril de faire courir un grave dommage." - Proposition condamnée par le pape Innocent XI (Saint-Office, 2 mars 1679)

note:

- ce qui signifie que dans le doute, il est préférable de s'abstenir plutôt que d'assister à un rite ambigu même s'il peut parfois être valide ("valide" signifie simplement "qui a eu lieu").

 

Magistère de l'Église: les catholiques ne sont liés par aucun acte de Vatican II, y compris le rite du Novus Ordo

Vatican II fut un concile pastoral et non doctrinal - dont la seule bonne idée fut de n'avoir figé aucune de ses décisions. À cet effet, d'ailleurs, Paul VI lui-même a explicitement rejeté le risque que les actes issus du concile soient considérés comme des ordonnances d'un enseignement définitif et irréformable, comme il déclarait dans son discours de clôture : « Le magistère de l’Église, bien qu'il n'ait pas voulu se prononcer sous forme de sentences dogmatiques extraordinaires, a étendu son enseignement à une quantité de questions qui engagent aujourd'hui la conscience et l'activité de l'homme. Le rite du Novus Ordo n'a jamais été promulgué par Paul VI, ce dernier ne se contentant simplement que d'autoriser la publication du nouveau missel. Ce fut là sa seule signature: une publication. Il est donc faux de considérer le Novus Ordo comme le rite ordinaire obligatoire.

note:

- Remarquons que Paul VI utilise l'expression «engager la conscience» et non pas «obliger», ce qui démontre sa volonté manifeste de ne pas s'exprimer sous le sceau de l'infaillibilité papale.

 

Conclusion

Le rite du Novus Ordo est généralement valide (car les cérémonies "ont lieu") mais toujours illicite ou illégitime car il est contraire aux règles du droit. Ainsi, même s'il fut instauré par un pape, le rite du Novus Ordo demeure illicite car il fut introduit de façon malicieuse, au mépris absolu des prescriptions du droit canon et dans l'irrespect total des décrets infaillibles des prédécesseurs de toute la tradition papale. C'est la loi de l'Église qui le dit; ce n'est pas une simple question d'opinion

notes:

- remarquons que Paul VI a eu la réserve de ne jamais produire un document obligeant toute l'Église au rite du Novus Ordo; on s'est mis à le faire, simplement comme ça;

- certains aiment à objecter que le pape est au-dessus du droit canon. Or, ce droit (contesté par trois papes dans l'histoire) est un droit conditionnel et non pas absolu, obligeant le pape à la prudence de s'assurer que la mesure qu'il s'apprête à prendre ne présente aucun danger pour la foi ou le salut des âmes. Quand on constate les désastres provoqués par le rite néo-protestant Novus Ordo et dont le pape avait été prévenu (par Ottaviani et Bacci), il est manifeste que Paul VI n'a pas rempli son obligation élémentaire de prudence. Il ne pouvait donc se soustraire à l'infaillible Concile de Trente.

 

Voilà donc pourquoi la Très Sainte Messe de St-Pie V sera éternellement supérieure au rite néo-protestant du Novus Ordo, n'en déplaise aux prêtres "cools" et à la mode ou aux révolutionnaires modernistes qui prétendront le contraire, en ne s'appuyant, bien évidemment, que sur leur opinion

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