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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

01 Feb

La liturgie et la catéchèse et Luther...

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #L' EGLISE CATHOLIQUE, #CATECHISME

Le cardinal Journet disait, il y a quelques années : " La liturgie et la catéchèse sont les deux mâchoires de la tenaille avec laquelle on arrache la foi "

 

Dès le début de son action, Luther s'attaquera à la Messe : " Quand la messe sera renversée ", dit-il, " je pense que nous aurons renversé la papauté ! Car c'est sur la messe comme sur un rocher que s'appuie la papauté tout entière, avec. ses monastères, ses évêchés, ses collèges, ses autels, ses ministères et sa doctrine...

Les autres réformateurs agiront de la même façon. Zwingli, en Suisse, utilisera des récipients profanes à la place des vases sacrés et fera distribuer la communion par des laïcs . En Angleterre , la reine Elisabeth charge les théologiens de ne rien dire qui censurât le dogme de la présence réelle mais de le laisser indécis, au choix de chacun . Le latin laisse la place à l'anglais; l'autel est remplacé par une table posée face au peuple ; la communion est reçue debout puis dans la main ; la confession privée est remplacée par des cérémonies collectives ; au nom de Messe sont substitués ceux d'Eucharistie et de Cène .

 

En résumé, les protestants porteront leurs efforts sur trois points essentiels :

l. Négation du caractère sacrificiel de la Messe, sauf dans le sens vague de sacrifice de louange ; pour eux la Cène est une sorte de repas communautaire.

2. Négation de la transsubstantiation ; pour eux la présence réelle se limite soit à une présence temporaire à l'intérieur des espèces, soit à une présence spirituelle.

3. Négation du sacerdoce du prêtre, remplacé par un sacerdoce collectif de l'assemblée des fidèles sous la présidence du prêtre ou du pasteur.

 

Le Concile de Trente opposa au protestantisme le rempart de la doctrine catholique qu'il formula de manière précise et dans les formes requises pour lui assurer le caractère d'infaillibilité. Il n'est donc plus possible, sans quitter l'Eglise catholique, de revenir sur les définitions du Concile de Trente, définitions évidemment conformes à ce que l'Eglise avait toujours enseigné.

 

La Messe est en effet le même sacrifice, mais non sanglant, que celui de la Croix.

Ce sacrifice a quatre finalités :

-c'est un sacrifice de louange;

-un sacrifice eucharistique, c'est-à-dire une action de grâce;

-un sacrifice propitiatoire, c'est-à-dire qu'il nous rend Dieu favorable;

-un sacrifice impétratoire, c'est-à-dire destiné à présenter une demande.

 

C'est surtout le caractère propitiatoire que les Protestants ont rejeté et que l'on a grand-peine à retrouver dans la Nouvelle Messe ; or ce caractère propitiatoire a été affirmé de manière solennelle, sous peine d'anathème, lors de deux sessions du Concile de Trente.

 

La liturgie et la catéchèse et Luther...
La liturgie et la catéchèse et Luther...

A la mort du Pape St Pie X , le mouvement liturgique ne tardera pas à dériver vers une modification de la Messe où l'aspect apostolique passerait avant l'aspect cultuel, où l'éducation de l'esprit chrétien prendrait le pas sur le culte rendu à Dieu .

Le mouvement liturgique s'efforcera d'accréditer les réformes suivantes : adoption du vernaculaire à la place du latin, extension de la " liturgie de la parole ", célébration face au peuple, moindre insistance sur les dogmes que récusent les protestants (sacrifice, présence réelle, sacerdoce...), toutes caractéristiques que l'on retrouvera dans la nouvelle messe de 1969.

" Le nouvel ordo missae (...) s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe (...) ", jugement formulé en 1969 par les cardinaux Ottaviani et Bacci.

On ne sait plus si la messe est valide, et c'est justement ce que la messe de ST Pie V voulait éviter. et ce qu'on ne vous dit pas, c'est que le nouvel ordo missae a été fabriqué en accord avec cinq hérétiques, deux anglicans, deux luthériens et un frère de Taizé. Et comme ces collaborateurs ne croient ni à la continuation du sacrifice de la Croix à la Sainte Messe, ni à la présence réelle, les modifications qu'on a fait subir à la messe ont ceci pour but : le texte est assez équivoque pour que ceux qui ont conservé la foi des Apôtres puissent l'accepter tout de même et que les protestants puissent l'accepter comme un simple souvenir dont on fait mention.

Aujourd'hui , la plupart des fidèles sont persuadés que la création du nouveau rite de la messe a entraîné l'interdiction de l'ancien et que celui-ci n'est autorisé que dans des conditions très limitées (celles en particulier de la lettre de la Congrégation pour le culte divin du 3 octobre 1984, accordant aux évêques la faculté de consentir le fameux indult...).

Il s'agit là d'une désinformation d'autant plus remarquable qu'elle dure depuis trente ans. En réalité, la messe traditionnelle n'a jamais été interdite par l'autorité compétente, comme la chose a été prouvée par de nombreuses études jamais réfutées . De ce fait, l'indult mentionné ci-dessus ne peut avoir de signification juridique.

Trompés sur ce point depuis trente ans, la plupart des fidèles se sont soumis, par esprit de discipline, à ce qui n'était, et n'est toujours, qu'un abus de pouvoir .

Nous sommes assurés qu'on veut amener un changement de la foi en changeant progressivement les habitudes chrétiennes. Dans les nouveaux catéchismes il est certes parlé de Jésus-Christ, mais uniquement pour en prêcher la morale, comme pour former la volonté sans se soucier de l'intelligence. Mais ces puissances de l'âme sont en réalité inséparables et si on ne les forme ensemble, on les ruine pour l'avenir.

Liturgie et doctrine vont de pair. Il est illusoire d'espérer conserver à long terme une liturgie traditionnelle si l'on cède sur la doctrine traditionnelle.Puisque la liturgie et la doctrine subissent une démolition simultanée, c'est simultanément qu'elles doivent être défendues.

Et prions saint Pie X, ce pape qui réalisa pendant son pontificat un remarquable programme de renouveau liturgique; prions-le pour, qu'avec son aide, nous puissions rester fidèles à la liturgie traditionnelle, mieux la défendre et finalement en bénéficier sans entraves.

Sources:A.M.D.G

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