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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

13 Dec

Le signe de la croix est le signe du chrétien

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LA VERITE, #DEVOTIONS

Le signe de la croix est le signe du chrétien

Le signe de la croix est le signe du chrétien, parce que, dans tous les temps, les chrétiens, en le faisant, se sont distingués des infidèles. Nous disons dans tous les temps, car la pratique du signe de la croix remonte à la plus haute antiquité. « C'est, dit saint Basile, une tradition apostolique. » Terlullien, qui vivait vers la fin du second siècle, en parle en ces termes : « A toutes nos actions, lorsque nous entrons ou sortons, lorsque nous prenons nos habits, que nous allons... à table, au lit..., nous formons la croix sur notre front. »

Il y a, deux manières de faire le signe de la croix ; la première consiste à porter la main droite au front, en disant: « In nomine Patris », ou « Au nom du Père » ; puis à la poitrine, en disant : « et Filii », ou « et du Fils » ; ensuite à l'épaule gauche et de là à la droite, en disant : « et Spiritus Sancti », ou « et du Saint-Esprit ». On ajoute le mot « Ainsi soit-il », en joignant les mains devant la poitrine.

La seconde manière de faire le signe de la croix consiste à former avec le pouce une petite croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine, pour montrer qu'on veut consacrer à Dieu ses pensées, ses paroles, son cœur et ses affections. On le fait ainsi au commencement de l'Évangile, à la messe, pour montrer qu'on ne rougit point de la croix de Jésus-Christ ni des maximes de son Évangile, et qu'on est prêt à confesser de bouche, devant les hommes, les vérités que l'on croit au fond du cœur. Les personnes pieuses ont aussi la louable coutume de former secrètement le signe de la croix sur leur cœur, soit pour demander quelque grâce particulière, soit pour avoir la force de résister à quelque tentation.

Le signe de la croix, qui tire son origine de la croix, c'est-à-dire de la Passion et de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, exprime et nous rappelle les trois grands mystères qui sont la base du christianisme:

- de l'unité et de la sainte Trinité de Dieu,
- de l'incarnation du Fils de Dieu fait homme pour nous.;
- de la rédemption , mystère du Fils de Dieu mort sur la croix pour racheter les hommes.

il est donc un acte de religion des plus saints et des plus parfaits, un abrégé de la foi, un sommaire de la doctrine de Jésus-Christ, et c'est ainsi qu'il sert excellemment à nous faire reconnaître comme chrétiens.

Ce qui vient d'être dit suffit sans doute pour nous faire comprendre tout ce qu'il y a dans cet acte de grave et d'imposant, et combien il importe, par conséquent, de ne le faire jamais négligemment et par routine, mais d'avoir toujours soin de prononcer avec dévotion ces paroles : Au nom du Père, etc., et de bien former la croix en les prononçant.

En disant : « du Père et du Fils et du Saint-Esprit », nous faisons profession de croire qu'il y a en Dieu trois Personnes, réellement distinctes l'une de l'autre ; et en disant « au nom », au singulier, et non pas, dans les noms, nous faisons profession de croire que ces trois Personnes n'ont qu'une seule et même nature ou essence divine, et ne sont, par conséquent, qu'un seul et même Dieu. — En portant la main du front à la poitrine, nous faisons profession de croire que le Père, par la connaissance qu'il a de Lui-même, engendre son Fils de toute éternité ; et en portant ensuite la main de l'épaule gauche à la droite, nous faisons profession de croire que le Saint-Esprit est le lien et l'amour, l'Esprit du Père et du Fils, et qu'il procède de l'un et de l'autre.

En portant la main du front à la poitrine, nous exprimons que le Fils de Dieu est descendu du sein de son Père dans le sein d'une vierge, et qu'il s'est revêtu de notre nature ; nous représentons, par conséquent, et sa génération éternelle et sa génération temporelle. En portant la main de l'épaule gauche à l'épaule droite, et en achevant de tracer sur nous la croix, nous exprimons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par ses souffrances et par sa croix, nous a tirés de l'état de damnation où nous étions, nous a réconciliés et nous a fait recouvrer tous nos droits au bonheur du ciel.

Il faut faire le signe de la croix :
1°) le matin en se levant, pour consacrer à Dieu les prémices de la journée, toutes nos actions, et obtenir par les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, pour le reste du jour, les grâces et les faveurs du ciel ;
2°) le soir en se couchant, pour remercier Dieu des grâces qu'il nous a accordées pendant le jour, et obtenir, par les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, la protection dont nous avons besoin pour passer la nuit sans danger ;
3°) au commencement de ses principales actions, afin de les rapporter à Dieu et d'obtenir, par les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, les grâces nécessaires pour les faire saintement ;
4°) enfin dans les dangers et dans les tentations, afin d'obtenir de Dieu, par les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, tous les secours dont nous avons besoin pour éviter les périls auxquels nous sommes exposés, et triompher des tentations qui nous assiègent. Il convient aussi de faire le signe de la croix quand on passe près d'une croix ou devant une église, pour s'exciter de plus en plus à des sentiments d'amour et de reconnaissance, au souvenir d'un Dieu mort sur la croix par amour pour nous et qui, chaque jour encore, s'immole pour nous sur l'autel.

Le signe de la croix, quand il est fait avec foi, chasse les démons, dissipe les tentations et attire les bénédictions de Dieu sur nous et sur nos actes.

Les bons chrétiens ne se contentent pas de faire le signe de la croix, ils mettent dans leurs maisons l'image de Jésus-Christ attaché à la croix (c'est ce qu'on appelle un crucifix] ; ils la portent sur eux, afin de montrer par-là qu'ils sont chrétiens, et de s'exciter sans cesse à vivre chrétiennement. Autrefois, un catholique se serait fait scrupule de ne pas avoir dans sa chambre un crucifix devant lequel il pût dire ses prières ; ce pieux usage est encore suivi de nos jours par tous les vrais fidèles.

César de Bus opposait la croix qu'il portait sur sa poitrine, en s'écriant :

« Fuyez, ennemis de mon salut et de mon Dieu, fuyez, démons ! Voilà la Croix du Seigneur, qui a brisé les portes de l'enfer ; par les mérites de votre Croix, ô mon Sauveur ! Délivrez-moi de mes ennemis. »

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