Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

11 Nov

Premier motif de soulager les âmes du purgatoire : la gloire de Dieu

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LE PURGATOIRE

Premier motif de soulager les âmes du purgatoire : la gloire de Dieu


Le premier motif qui doit nous engager à hâter par tous les moyens possibles la délivrance des saintes âmes du purgatoire, est la gloire qui en revient à Dieu. En effet, rien ne glorifie le Très – Haut, ne fait bénir son nom, ne dilate son cœur paternel, rien ne contribue davantage à l’accomplissement de Sa Volonté adorable, que le soulagement des morts. Comprenons – le bien, en leur ouvrant le Ciel, nous donnons à Dieu des voix pour Le louer, des cœurs pour L’aimer et Le bénir ; nous lui donnons des âmes qui vont se consumer au pied du trône de son éternité, dans les ardeurs d’un amour si pur, si parfait et si grand, qu’il ne nous est pas même donné de le comprendre dans le lieu de notre exil.
« Il n’est rien de plus agréable à Dieu, disait Saint Augustin, que le soulagement et la délivrance des fidèles trépassés. » « C’est, ajoutait Bourdaloue, un apostolat plus beau, plus grand et plus méritoire, que la conversion des pécheurs, des infidèles, des païens. »

Hâtons – nous donc de satisfaire aux droits de la Justice Divine pour procurer cette Glorification. Ces âmes feront pour nous dans le Ciel ce que nous faisons si mal dans ce monde. Ce sont des voix pures, angéliques, qui diront pour nous ce cantique de la patrie que nous ne pouvons pas chanter sur une terre étrangère. C’est par leurs chants de triomphe que nous glorifierons le Dieu de toute gloire et de toute majesté. Et ce Dieu, qui a promis de ne point laisser sans récompense un verre d’eau froide, donné à un pauvre en Son Nom, comblera de largesses ceux qui se dévouent pour Lui donner des âmes qu’Il aime tendrement.


Souvenons – nous qu’en délivrant ces âmes par nos actes d’amour, non seulement nous glorifions Dieu, mais nous réjouissons le Ciel tout entier. L’entrée d’un nouvel élu dans cette belle patrie est une fête de famille pour tous ses heureux habitants ; chacun d’eux l’accueille et le félicite avec une joie fraternelle. Marie, la Mère de Miséricorde, la Consolatrice de l’Église Souffrante tressaille d’une sainte allégresse, s’unit à Jésus pour déposer sur son front la couronne de gloire et d’immortalité promise aux vainqueurs. Son Ange Gardien et son Saint Patron le saluent avec une joie ineffable et le félicitent de sa délivrance et de son bonheur. Toute la Cour Céleste, qui se réjouit à la conversion d’ un pécheur, se réjouit davantage encore en voyant augmenter le nombre des élus ; elle entonne de nouvelles hymnes à la gloire de l’Agneau Divin dont la grâce, victorieuse de la faiblesse humaine, élève les fils d’Adam sur les trônes des anges déchus.

Attachons – nous à une dévotion si agréable à Dieu et à tous ses amis. Prêtons l’oreille, non plus aux gémissements des âmes du purgatoire, mais aux pressantes invitations de Jésus – Christ, de la Sainte Vierge et des Saints qui nous supplient d’introduire près d’eux, dans la Cité du Bonheur, nos frères qui pleurent dans le purgatoire. Rendons ces orphelins à leur Père qui est au Ciel, ces pauvres exilés à leur Patrie Eternelle. Un jour bientôt, nous irons les rejoindre et partager leur félicité.


Il est raconté au Livre de Daniel, que le roi de Perse, Darius, avait fait une loi dont la violation comportait la peine d’être exposé aux lions et dévoré par eux. Le prophète Daniel, adorateur du vrai Dieu, ne pouvant se soumettre à cette loi païenne, fut accusé comme violateur de la volonté royale. Le roi qui aimait Daniel fur désolé de savoir qu’il venait d’être accusé d’un crime le faisant condamner à la fosse aux lions. Mais pour ne pas se mettre en opposition avec la loi qu’il venait de porter, il consentit à ce que le prophète fut précipité dans cette épouvantable fosse. Cependant en le laissant partir, il lui dit : « Daniel, Serviteur de Dieu, va tranquille ; ce que je ne puis pas faire moi, sans blesser ma justice, j’ai confiance que le Dieu que tu adores le fera, et Il te délivrera dans Sa Miséricorde. »

En effet, Dieu veilla miraculeusement sur Daniel. Il ferma d’abord la gueule des lions qui, au lieu d’être ses bourreaux, étaient devenus ses gardiens. Ensuite, il envoya son Ange pour lui porter à manger.

Voilà l’image de ce qui arrive aux âmes du purgatoire. Dieu, en les voyant entachées de péchés, endettées envers Sa Justice, ne peut pas les admettre dans Son Royaume, Il est obligé de les laisser aller dans la prison de l’expiation, et Il leur dit : « Allez avec confiance, car ce que Je ne puis pas faire à cause de Ma Justice, vous âmes chrétiennes, vous le ferez, vous serez les ministres de Ma Miséricorde, vous êtes constituées libératrices du purgatoire, comme Moïse fut libérateur du peuple Israël en Egypte. A vous de soulager et délivrer ces pauvres prisonnières ; à vous de leur porter la nourriture spirituelle qu’elles attendent avec impatience. »

Quelle noble et sainte mission !

Prions – O Dieu infiniment Bon et infiniment Aimable, oubliez, je vous en supplie, les droits de Votre Justice pour ne Vous souvenir que de ceux de Votre Miséricorde ; exercez – la dans toute son étendue sur ces âmes qui Vous sont si chères. Ouvrez leur Votre sein Paternel et permettez leur de Vous glorifier dans le Ciel par leurs actions de grâce et leurs éternelles louanges. Douce Marie, Saintes et Saints du Ciel, intercédez pour elles. O Jésus, soyez leur propice. Montrez leur Votre Face dans la Jérusalem céleste ! Qu’elles reposent en paix.

Commenter cet article

À propos

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III