Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

05 Nov

Les deux chemins qui conduisent au purgatoire

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LE PURGATOIRE

Les deux chemins qui conduisent au purgatoire

Le chemin des fautes mortelles


De par sa nature, le péché mortel conduit plus loin que le purgatoire : il précipite dans l’abîme de l’enfer. Les âmes, obscurcies par le mal qui a fini par les pénétrer, s’engouffrent vers les ténèbres. Elles ne supportent pas la lumière de Dieu qui leur apparaît au moment de la mort. Mais si le pécheur se repend et se confesse, le pardon du Seigneur descend sur lui par la grâce sacramentelle. Qu’arrive – t – il alors ? Les fautes sont pardonnées, l’amitié de Dieu est rendue. Il reste la peine faite au Bon Dieu qu’il faut expier : ou en ce monde par la pénitence, la prière, les messes… ou dans l’autre, par les souffrances du purgatoire. Après de longues années d’égarement, quel effroyable, quel long purgatoire l’attend ! Quelle énorme dette il devra solder à la Justice Divine ! Il est vrai que la pénitence sacramentelle réduit notre dette. Mais elle est ordinairement si légère, et faite avec si peu de ferveur !
Il est vrai aussi que les mortifications et les indulgences peuvent nous préserver ou nous délivrer du purgatoire. Mais il y a si peu de chrétiens qui se mortifient et qui jeûnent. Ceux qui sont les plus coupables sont précisément ceux qui font le moins de pénitences… Enfin, combien n’ont pas la contrition suffisante pour gagner des indulgences ! Qu’il y en a peu qui évitent cet effroyable abîme ! Tant de péchés et si peu d’expiation !
Si notre vie passée a été ternie par des fautes graves, cette considération doit nous faire réfléchir et nous arracher des désirs de pénitence. Elle doit aussi nous inciter à prier pour les âmes les plus coupables de ce lieu d’expiation. O mon Dieu ! Pénétrez mon esprit d’une crainte salutaire, à la pensée de vos redoutables jugements.

Le chemin des fautes vénielles

Est-ce que vous faites pénitence ? Chrétiens, que vous soyez innocents ou que vous ayez conservés la pureté de votre baptême, comme saint Louis, combien n’avez-vous pas à vous reprocher de fautes vénielles qui vous constituent débiteurs envers Dieu ? En vérité, ces fautes sont innombrables.

Votre vie n’est peut – être qu’un tissu de péchés véniels. Ainsi que de pensées inutiles, de paroles oiseuses ! Que de jugements téméraires, de distractions, de médisances ! Que de vanités, de temps perdu inutilement ! N’offensez vous pas Dieu très souvent, tous les jours, sous le futile prétexte que vos fautes ne sont que légères ? Ne vous rendez vous pas souvent coupables de certaines fautes vénielles qu’on pourrait appeler graves parce – qu’elles avoisinent le péché mortel ? Faites – vous pénitence ?

Or si votre vie est pleine de dettes et vide de satisfactions, il est bien évident que vous êtes dans la seconde voie qui conduit directement en purgatoire. Alors, que de jours, que de mois, que d’années, vous aurez à gémir dans ce terrible lieu d’expiation. Que votre purgatoire sera long et rigoureux ! Réfléchissez sérieusement et dîtes – vous :

« Je veux enfin régler mes comptes avec Dieu, je veux profiter du temps que me laisse sa Miséricorde pour satisfaire à sa Justice ; je veux acquitter les dettes qu’il est si facile de solder avec un peu de générosité et d’amour. Âmes du purgatoire, venez à mon aide. Demandez – moi l’esprit de pénitence, je demanderai pour vous soulagement et consolation. »


En 1848, vivait à Londres une veuve de 29 ans, qui était fort riche et passablement mondaine. Parmi les habitués qui fréquentaient sa demeure, on remarquait un jeune lord d’une conduite peu édifiante. Un soir, près de minuit, cette dame lisait un roman pour appeler le sommeil. A peine venait – elle d’éteindre la lumière, qu’apparut une lumière étrange, venant du côté de la porte et se répandant dans la chambre en augmentant d’intensité. Étonnée, inquiète, elle vit la porte s’ouvrir lentement, laissant apparaître le jeune lord, complice de ses désordres. Avant qu’elle n’ait pu proférer une parole, il était à ses côtés ; il la saisissait au poignet lui disant : « Il y a un enfer où l’on brûle, sache – le… »
La douleur que la malheureuse ressentit au poignet était si aigüe qu’elle s’évanouit. Revenue à elle une demi – heure après, elle appela sa femme de chambre. Celle – ci, en entrant dans la pièce, sentit une forte odeur d’objets brûlés… Elle constata que sa maîtresse avait au poignet une brûlure qui laissait apparaître l’os ; et cette plaie montrait l’empreinte d’une main d’homme. Elle remarqua encore que de la porte au lit, et du lit à la porte, le tapis portait les marques de pas d’homme et que, à l’endroit des pas, le tissu du tapis était calciné de part en part !
Le jour suivant, la dame apprit que le jeune lord était mort, cette nuit
– là même…

Prions – Que de fautes, ô mon Dieu, je me permets à moi – même sans regrets, comme si c’était autant de bagatelles ! Ah, si je pensais aux comptes que j’en rendrai un jour à Votre Justice, combien je serais plus vigilant. Daignez soutenir ma faiblesse et ranimer mon courage languissant. Daignez aussi faire miséricorde à mes frères de l’Église triomphante. Qu’ils reposent en paix !

Commenter cet article

À propos

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III