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C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

27 Nov

Les dernières volontés des défunts

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LE PURGATOIRE

Les dernières volontés des défunts


Les dernières volontés des mourants sont sacrées ! Nous sommes obligés de les respecter. Le Concile de Trente recommande aux évêques de veiller attentivement à l’accomplissement des legs pieux faits par les fidèles défunts. D’autres conciles vont jusqu’à priver de la communion ceux qui s’approprient les dons des mourants ou qui diffèrent d’accomplir leurs dernières volontés.

Des lois si sévères nous font assez comprendre à quel point on se rend coupable, en privant les défunts des suffrages qu’ils ont voulu s’assurer après leur mort. Malheur donc à ceux qui profitent de la substance des pauvres âmes du purgatoire ! Ils les privent du soulagement qu’elles auraient reçu, se constituent en quelque sorte leurs bourreaux et deviennent responsables de leurs souffrances. Dieu ne les absoudra pas aussi facilement, qu’ils le sachent bien, et le jour viendra où Il leur demandera un compte rigoureux des ces injustices qu’ils ne songent pas même à se reprocher. Ils seront probablement punis, même dès ce monde, par des châtiments temporels, et qui nous dira la longueur et la rigueur des peines qu’ils auront à endurer dans l’autre ?

Âme chrétienne, réfléchissez ; vos parents, vos amis, vos bienfaiteurs, ne vous ont-ils pas fait en mourant de pieuses recommandations ? Ne vous ont-ils pas demandé de vive voix ou par testament, des prières et des messes ? Ne vous ont-ils pas au moins suppliés avec des larmes de penser souvent à eux devant le Seigneur ? Avez-vous justifié la confiance qu’ils avaient en vous ? Avez-vous satisfait pleinement et consciencieusement à toutes les obligations qu’ils vous ont laissées ? Si vous ne l’avez pas fait, hâtez vous donc d’acquitter cette dette sacrée de justice !


Non seulement il faut accomplir avec fidélité les suprêmes volontés des morts mais on doit le faire le plus tôt possible, afin de ne pas priver ces âmes du soulagement que leur obtiendront soit les messes qui seront célébrées pour elles, soit les dons aux nécessiteux en prenant soin de les engager à prier pour leurs bienfaiteurs. Chaque jour de retard est une faute dont nous sommes responsables.

Si nous comprenions ce que sont ces terribles expiations du purgatoire ! Au lieu de différer l’accomplissement de ce qui peut les adoucir, nous nous empresserions d’apporter de prompts et efficaces secours à ces âmes si dignes de notre compassion, et dont certaines nous ont été si chères. Que d’héritiers peu consciencieux ont de graves reproches à se faire, à cause de leur négligence à remplir les engagements sacrés qu’ils ont contractés envers leurs frères les morts !

Instruisez vous et ne donnez qu’à des personnes de confiance le soin d’exécuter vos dernières volontés. Déposez entre des mains bien sûres les sommes que vous destinez à de bonnes œuvres, ou à faire célébrer des messes pour votre délivrance, après votre décès. C’est le seul moyen d’être certain que vos volontés dernières seront accomplies, à moins que vous n’ayez le bonheur d’appartenir à une de ces familles chrétiennes qui avec la foi, ont conservé le respect dû au souvenir des morts.


Ce trait montre à que point sont punis parfois, ceux qui n’exécutent pas les volontés dernières des mourants. Il est rapporté dans « les gestes de Charlemagne » qu’un vaillant capitaine dont tout le monde vantait la bravoure, touchait au terme de sa carrière. Il fit appeler alors un de ses parents qu’il avait souvent obligé et lui dit : « J’ai passé soixante ans au service de mon roi sans jamais acquérir autre chose que ma solde habituelle. Il ne me reste en mourant que mon fidèle cheval qui m’a rendu tant de services. Quand j’aurai rendu le dernier soupir, vous le vendrez et vous en donnerez le prix aux pauvres pour le soulagement de mon âme. » Le parent promit.

Quand le capitaine eût rendu son âme à Dieu, cet homme séduit par la beauté et les qualités du cheval, le garda pour lui sans faire aux pauvres l’aumône convenue. La moitié de l’année s’était à peine écoulée que l’âme du défunt apparut à ce parent égoïste si peu fidèle à sa promesse : « Malheureux ! Tu n’as point tenu tes engagements ! Aussi tu es la cause de tous les tourments que j’ai endurés, car mon aumône m’en aurait préservé. Et bien sache que ta conduite sera punie par une prompte mort et qu’un châtiment tout particulier t’est réservé ; tu porteras la peine due à tes propres fautes et tu souffriras à ma place toutes celles que je devrais encore souffrir pour satisfaire à la Justice Divine. »


Le coupable fut accablé par cette menace et voulant mettre ordre à sa conscience, il se hâta de remplir les dernières volontés du défunt, il fit tout ce qu’il put pour éviter les foudres. Il ne put cependant éviter la mort du corps qui lui avait été annoncée et qui l’enleva aussitôt après avoir accompli les volontés du défunt.

L’injustice et l’ingratitude envers les morts sont détestées de Dieu et encourent Sa Sainte Colère dans ce monde et dans l’autre. Empressons nous nous – même, de réparer nos injustices envers des défunts, si nous en avons commis.

Prions – Ne permettez pas, ô mon Dieu, qu’une coupable négligence me fasse manquer à mes devoirs de justice envers les morts. Leurs droits sont sacrés, leurs dernières volontés seront également sacrées pour moi. Je satisferai pleinement à toutes les obligations qu’ils m’ont laissées, et si je puis, je vais accomplir dès maintenant celles que j’ai pu négliger, par mon empressement, par mes prières, pour hâter l’heure de leur délivrance. Jésus Miséricordieux ; Marie, reine du purgatoire, soyez leur propice et qu’ils reposent dans la paix du Ciel.

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