Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III

25 Nov

Comment pouvons –nous éviter le purgatoire ?

Publié par 1foicatholique  - Catégories :  #LE PURGATOIRE

Comment pouvons –nous éviter le purgatoire ?

 

La pensée du purgatoire ramène tout naturellement à notre esprit celle de la mort et du jugement, et par là -même ne peut que nous inspirer de salutaires réflexions.

 

« Pensez à vos fins dernières, dit le St Esprit, et vous ne pécherez pas »


Elle a pour second avantage d’inspirer l’esprit de pénitence et de mortification. A la vue de ces souffrances et de ces angoisses si cruelles et si longues, à la vue de ces innombrables victimes qui exhalent des plaintes, l’âme rentre en elle – même et s’écrie :

 

« Je veux enfin expier et racheter, profiter des jours que me laisse la Miséricorde de Dieu ; je veux racheter mes péchés avec un peu de générosité et d’amour. Je veux à tout prix éviter les tourments du purgatoire. Je réussirai avec ma bonne volonté et la grâce d’En Haut ! »


Si avec la grâce de Dieu, nous avions toujours cette vérité devant les yeux ! Il serait impossible que nous ne devenions pas des saints et de grands saints. La pensée constante du purgatoire retrancherait de notre vie une multitude de fautes légères, nous inspirerait la pratique des plus sublimes vertus, et à notre heure dernière, ornée de mérites, notre âme s’envolerait vers les Demeures Eternelles, sans avoir à être purifiée au purgatoire.


Les Pères et les Docteurs de l’Eglise pensent que ceux qui s’intéressent vivement aux âmes du purgatoire échappent au purgatoire, ou n’y séjournent pas longtemps. Car, disent-ils, la marque la plus infaillible de prédestination est de sauver des âmes puisque Dieu a promis de nous faire le même bien que nous ferions aux autres.

 

Bienheureux les miséricordieux, parce - qu’ils obtiendront eux -même Miséricorde.


Nous ne pouvons qu’espérer la reconnaissance des âmes que nous aurons délivrées. Pourraient – elles se montrer moins sensibles et moins charitables que nous ? A l’heure de notre mort et de notre jugement, elles accourront et seront là comme des protecteurs, des témoins à décharge, pour faire pencher la balance du côté de la Miséricorde. Elles déjoueront les pièges de l’esprit infernal et nous obtiendront la plus précieuses des grâces : celle d’une sainte mort.

 

« Je ne me souviens pas, disait St Augustin, d’avoir jamais lu que celui qui prie volontiers pour les trépassés, ait eu une mort mauvaise ou douteuse. »


Quel moyen presque assuré d’éviter les rigueurs du purgatoire ! Suivons donc le conseil de l’Evangile : « Faisons – nous des amis afin qu’au moment de notre mort, ceux que nous aurons soulagés nous introduisent dans les Tabernacles Eternels »


Nos frères les morts sont maintenant dans le besoin, mais pour peu que nous les aidions, ils monteront au Ciel et nous ouvrirons eux -même la porte. Délivrons les du purgatoire et ils nous empêcherons d’y tomber. Il est rapporté de Ste Catherine de Cortone, qu’à sa mort, toutes les âmes qu’elle avait contribuées à délivrer vinrent la recevoir en triomphe.


On raconte qu’une personne particulièrement amie des âmes du purgatoire avait consacré sa vie à les soulager. Etant arrivée à l’heure de sa mort, elle fut assaillie avec fureur par le démon qui la voyait sur le point de lui échapper. Il semblait que l’abîme tout entier ligué contre elle l’entourât de ses infernales cohortes. La mourante luttait depuis quelques temps au milieu des plus pénibles efforts, lorsque tout à coup elle vit entrer dans son appartement une foule de personnages inconnus, mais resplendissants de beauté, qui mirent en fuite le démon, et s’approchant de son lit, lui adressèrent des encouragements et des consolations toutes célestes.

 

Poussant alors un profond soupir et transporté de joie, elle s’écria : « Qui êtes vous, qui êtes vous de grâce, vous qui me faites tant de bien ? » « Nous sommes des habitants du Ciel, que votre aide a conduit à la béatitude, et nous venons à notre tour et par reconnaissance, vous aider à franchir le seuil de ce lieu d’angoisses pour vous introduire dans les joies de la Sainte Cité. » A ces paroles, un sourire éclaira le visage de la mourante, ses yeux se fermèrent et elle s’endormit dans la paix du Seigneur. Son âme, blanche et pure comme une colombe, se présentant au Seigneur trouva autant de protecteurs et d’avocats qu’elle avait délivré d’âmes, et reconnue digne de la gloire, elle y entra comme en triomphe, au milieu des applaudissements et des bénédictions de tous ceux qu’elle avait tiré du purgatoire. Puissions nous avoir un jour le même bonheur !

 

Au profit des âmes du purgatoire, il est aussi possible d’offrir : une visite à l’église, un pèlerinage, l’usage de l’eau bénite, messes, neuvaines, prières, sacrifices, actes d’amour, humiliations, jeûnes…
L’usage de l’eau bénite plaît au Divin Sauveur. Chaque fois que le prêtre impose sa bénédiction à l’eau, il agit en qualité de représentant de l’Eglise dont le Sauveur accueille toujours les prières avec complaisance, quelque soit celui pour qui l’Eglise lui adresse des prières « Quand vous prenez de l’eau bénite, faites tomber quelques gouttes à terre pour les âmes du purgatoire en faisant le signe de la croix » nous dit Maria Simma.

 

Prions – Ne permettez pas ô mon Dieu, que j’éloigne de mon esprit, par une fausse sensibilité, la pensée si salutaire du purgatoire. Gravez la profondément dans mon cœur comme un puissant moyen de me préserver moi – même du purgatoire et de venir en aide aux âmes qui y séjournent. Aidez moi à mettre un terme à leur exil et à leur ouvrir la porte du Ciel.

Commenter cet article

À propos

C'est approuver l'erreur que de ne pas y résister; c'est étouffer la vérité que de ne pas la défendre Félix III